Ohé matelot ! Quelques pérégrinations en voiliers

Ohé matelot !    Quelques pérégrinations en voiliers

En Ecosse – Vendredi 9 août 2013 – Skye - De Talisker à Loch Scavaig - 26 milles

Départ pour un mouillage prometteur à l’île de Soay, sur la côte sud de Skye. Sortie du loch à la voile et navigation comme prévu au portant. Houle de l’arrière, du classique pas très confortable ! A l’arrivée devant l’entrée du mouillage, la marée est trop basse. On est au bon endroit, mais il est clair que ça ne passe pas. Effectivement, le guide nautique mentionne de ne pas tenter l’entrée avant la mi-marée montante ! C’est intéressant de choisir un beau mouillage sur les photos, mais il n’est pas forcément inutile de lire attentivement et en détail les commentaires ! Bon, on avance de trois milles jusqu’au Loch Scavaig et on se pose au milieu d’un lac de montagne dans lequel se déversent des cascades et des torrents. Des dizaines de phoques se prélassent sur les rochers. Quelques oiseaux. Et nous.

 

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Pendant que nous explorons le rivage, un petit bateau bleu se présente à l’entrée du loch. Il entre à la voile entre les rochers, se faufile jusqu’au fond, dans le dernier abri, tire un dernier bord pour venir se placer au milieu. Un homme semble seul à bord. Il enroule son génois en quelques secondes, vire face au vent, court à l’avant, mouille son ancre et affale sa grand-voile. La manœuvre s’est déroulée comme dans les livres, fluide, précise, rapide, efficace. Chapeau bas.

 

Quant à nous, nous continuons nos expériences naïves. Si on pêchait ? Oui, quelle bonne idée ! Avec tous ces phoques, il y a forcément du poisson ! N'oublions pas : quatre kilos de maquereau par jour et par tête de pipe !

Maud, notre mousse, m’a prévenu qu’elle se traîne une réputation de Miss Katastrophe. Elle a déjà réussi à s’entailler le nez sur une vis qui dépassait d’un panneau électrique que j’avais malencontreusement laissé ouvert sur son chemin. Assez pointue, je dois le reconnaître.

Elle est la plus assidue pour taquiner le goujon, et déroule tant bien que mal quelques mètres de fil, de notre canne au moulinet totalement grippé par la rouille et le sel. J'ai déjà du sacrifier le jambon de mon petit déjeuner comme appât (en vain...) et c'est maintenant le tour de nos moules apéritives. Je ne lui en veux pas. C'est un passe temps anodin et si jamais elle arrivait à pêcher quelque chose.... Avec ce vent, le fil a tendance à partir sous le bateau. "Oh ! Comme ce vent est pénible ! Je vais changer de côté."  Mmmoui... effectivement, pas la peine de prendre le risque d'entortiller le fil de pêche dans l'hélice !...   Changer de côté... changer de côté ???....  Aaaarrghhh !!!   Noooonnnnn !!!   L'éolienne !!!   Trop tard !.....

Heureusement que le moulinet est grippé ! la canne plie, le fil casse. Arrêt et inspection de l'éolienne. Tout est en ordre. Oufff !  On ne nous l'avait pas encore faite, celle-là... Même dans ma chronique sur la pêche en mer, je n'avais pas osé la placer.

Bon... Et bien on va faire un atelier nœuds de pêcheur..... Pourvu que personne ne se blesse !....

 

 

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Ce soir repas gastronomique à bord de Zérø, saumon fumé et haggis. C’est probablement la première fois dans l’histoire que l’on boit un Clos de la Roche au Loch Scavaig. Dix ans d’âge, absolument divin.

 

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Au delà des accents communs, Ecosse et Bourgogne s'accordent plutôt bien...

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26/08/2013

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